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Le PSG peut-il se relever ?

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Le PSG peut-il se relever ?

 
07.02.2010
 
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Video : Leproux : «Ce n'est plus possible»
Video : Kombouaré : «On a lâché mentalement»
 
 
 
Sur la toile
Après le naufrage collectif observé samedi devant Lorient (0-3), le PSG ne dispose pas de beaucoup de temps pour tenter de remettre le navire à flots. Dès mardi, les Parisiens se déplacent à Vesoul pour un huitième de finale de désormais capital pour une formation qui n'a plus que cette compétition pour sauver sa saison. Mais au regard de la prestation exsangue de ses troupes, Antoine Kombouaré parle déjà d'un «déplacement piège». Les joueurs de Haute-Saône ne pointent pourtant qu'à la 16e place du groupe A de CFA. En , se déplace à Nancy samedi avant de recevoir Toulouse puis Marseille. Trois matchs qui peuvent couler définitivement le club ou offrir aux supporteurs des espoirs d'une fin de saison honorable. Mais le PSG en a-t-il vraiment les moyens ? Des joueurs dépassés Samedi, les joueurs parisiens sont restés muets face au désastre. Seul Claude Makelele au moment de rentrer au vestiaire a tenté d'échanger avec quelques supporteurs agacés mais le dialogue a tourné court. Le capitaine parisien rêvait certainement d'une autre sortie pour la dernière saison de son exceptionnelle carrière. « C'est une question de mentalité. Il faut changer la nôtre », clamait-il après la défaite à Lyon (2-1). Devant Lorient, ses coéquipiers ont une nouvelle fois étalé au grand jour leur incroyable faiblesse mentale. Après le penalty provoqué par Armand, le collectif parisien a pris l'eau de toutes parts. En à peine plus de dix minutes, les Bretons ont ridiculisé une défense indéfendable. Sakho, Ceara, Edel, Armand... chacun leur tour, les défenseurs parisiens plombent les bonnes prestations parisiennes par des erreurs individuelles. Samedi, c'est Traoré qui a été mis au supplice par la vitesse des attaquants bretons. En 23 journées de L1, Paris n'a réussi que quatre fois à ne pas encaisser de but. Tout sauf un hasard. Face à cette arrière-garde en carton, Kombouaré n'a même pas le levier de la concurrence à faire jouer. Armand n'a pas de remplaçant crédible à gauche et Jallet, le meilleur passeur du club, est finalement plus utile au milieu qu'au poste de latéral droit de Ceara. Sakho, Camara et Traoré ont alterné dans l'axe sans jamais convaincre. Bourillon, le seul joueur capable de bousculer un peu la hiérarchie dans ce secteur est parti il y a quelques jours à Lorient. Qui aurait cru que Paris pourrait le regretter. Quelles solutions pour Kombouaré et Leproux ? Quelques jours après une violente sortie à propos de certains « tire-au-flanc » de son effectif, Antoine Kombouaré a semblé un peu perdu et à court d'arguments au moment de commenter la prestation de ses troupes. « Il faut rester debout et travailler », lâche-t-il en substance tout en pointant les vingt bonnes premières minutes et le but (valable) refusé à Hoarau. Mais face à un groupe visiblement insensible à ses discours, Kombouaré a-t-il encore des cartes en main pour retourner une situation catastrophique ? Ses dirigeants en tous cas n'évoquent pas son départ. Le président parisien s'est plutôt montré menaçant à l'égard de ses joueurs. « A partir d'aujourd'hui, on va voir ceux qui ont du caractère, ceux qui vont s'engager à fond pour le PSG et ceux qui vont rester tranquilles, s'agace Robin Leproux. En résumé, ceux qui ont une vraie fierté et un orgueil personnels et ceux qui s'en foutent. Ceux qui ne sont pas dans cet état d'esprit, ça ne m'intéresse pas, je ne veux pas travailler avec eux». Mais avec 19 joueurs de champs professionnels dans son effectif, Paris n'a pas vraiment les moyens de faire le grand ménage. Le divorce consommé entre l'actionnaire et les supporteurs Deux habitués des tribunes du Parc étaient présents dimanche matin au camp des Loges malgré l'annulation du décrassage. « Ce serait pourtant peut-être mieux pour eux de s'entraîner vu les résultats, raille Tristan. C'est une catastrophe ce qu'on voit sur le terrain, ils ne mouillent même pas le maillot ». Pour d'autres supporteurs, les paroles ne suffisent plus. Dans les travées du stade samedi, une violente bagarre a éclaté du côté de Boulogne tandis qu'Auteuil s'est illustré par une tentative d'envahissement du terrain. La crainte de mouvements hostiles comme en avril 2008 lorsque la voiture de Sylvain Armand avait été saccagée et les murs de l'ancien camp des Loges tagués après une défaite à Caen (0-3), a poussé les dirigeants à annuler la séance. Ils ont également demandé une surveillance particulière du siège parisien de Colony Capital. L'actionnaire majoritaire du club est en effet dans le collimateur des fidèles du Parc. Les banderoles contre le fonds d'investissement américain fleurissent dans les virages du stade de la Porte d'Auteuil où le nom de Sébastien Bazin est copieusement conspué à chaque match. Entre le groupe dont l'objectif est d'obtenir la gestion future du stade parisien et les supporteurs, le dialogue est définitivement rompu. Ces derniers lui reprochent de ne pas avoir suffisamment investi au niveau du recrutement. Un secteur qui devient pourtant prioritaire tant ce PSG semble être obligé d'être reconstruit entièrement à l'inter-saison.
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Cet article a été publié dans la rubrique PSG

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